Jean-Telly Kongolo est originaire de la République Démocratique du Congo. Né à Kinshasa, il a fait ses études d’art à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Il ira ensuite poursuivre ses études en Chine, puis en France. En 1997, Il s’établira à Pékin où il a ouvert un atelier d’art dénommé “Kongolo Art Studio”.
Sculpteur de formation, il ne s’est pas arrêté là. Kongolo maîtrise aussi bien la peinture, la céramique, le design et la cérigraphie.
Son public se retrouve dans un sublime dont il n’arrive pas à s’en séparer. Un public de toute part, mélangé dans l’ambiance de ses lignes et courbes et dans la perfection de la finition de ses oeuvres. Une immortalité africaine vivante, mais aussi sentimentale. Il choisit non seulement la matière, mais aussi la force à accepter ses désirs. Ses thèmes, formes, lignes ou courbes représentent, pour son art, l’état même de son âme : un mélange de cultures tout en gardant son originalité d’homme humble, prêt à écouter les autres et à leur apporter sa contribution.
L’art, comme il le dit lui-même, est un moyen de marquer son état, sa période et son espace qui sont profondément influencés par la situation sociale et le développement actuel du monde. Le rôle de l’artiste est d’enseigner, de témoigner et de défendre. L’artiste est un Ambassadeur de paix, d’amour, de solidarité.
Les thèmes exploités par J.-T. Kongolo font l’objet d’une brillante richesse esthétique et éthique. De la force à la douceur, de la brutalité à la tendresse. Une harmonie émaillée par cette mélancolie de la musique transmise par le rythme de ses instruments, les gouges, couteaux et le mayet. En lui, on retrouve une enfance timide et observatrice, mais aussi troublée et révoltante. Cette confusion fait de lui un cas particulier dont il tirera le meilleur de chaque côté.
Ne dit-t-on pas que « Etre un artiste est un don »? Eh bien, voilà l’exemple parfait qui confirme la citation. Dès son enfance, il grandira au milieu des maîtres d’où est sorti son oncle Lema Kusa, le grand peintre. “Tout ce qui l’interessait, c’était de jouer avec l’argile..”, comme disaient les autres. Jouer? Je n’en suis pas si sûr. Cela était sa destiné. Il passait tout son temps libre, ses vacances, dans les ateliers des grands. Comme qui dirait, « Prisonnier de l’art ».
